
Qu'est-ce que l'agriculture biologique ?
C'est un concept global qui s'appuie sur le choix de certaines valeurs, comme le respect de la terre et des cycles biologiques, la santé, le respect de l'environnement, le bien-être animal, la vie sociale... Du point de vue technique, c'est un mode de production agricole fondé sur un ensemble de techniques complexes excluant l'utilisation de produits chimiques de synthèse.
Les produits bio contiennent-ils des résidus de pesticides ?
Près de 10 000 contrôles aux pesticides sur des exploitations bio ont été étudiés par le SETRAB. Parmi ces contrôles, dont beaucoup avaient pour cibles des exploitations a priori suspectes, les taux de résidus de pesticides ne pouvaient laisser craindre une fraude ou une pollution que pour 6 % des échantillons. Il faut noter qu'en ce qui concerne les études portant sur les exploitations en conventionnel, les résultats d'études ne sont pas rendus publics.
Y a-t-il des OGM dans les produits bio ?
Non, un agriculteur bio n'a pas le droit d'utiliser des OGM. L'interdiction est formelle, elle concerne les produits végétaux à destination humaine et animale. Elle fait l'objet d'un avenant spécial, homologué par arrêté interministériel en février 1999. Les aliments à risque, tels que les graines ou les tourteaux de soja, doivent même être garantis " non issus de semences génétiquement modifiées ".
Cependant, depuis l'entrée en vigueur du nouveau dispositif règlementaire européen de l'agriculture biologique (le 1er janvier 2009), les règles techniques ont été assouplies et une tolérance d'un taux de contamination par les OGM à hauteur de 0,9 % s'applique. Cette tolérance est la même pour les produits conventionnels mais la contamination peut être volontaire alors qu'elle est obligatoirement fortuite dans l'agriculture biologique. En cas de doute, l'organisme certificateur peut retirer la certification.
Un produit peut avoir la mention bio et contenir toutefois 5 % d'ingrédients non-bio. Dans ces 5 % d'ingrédients non-bio peuvent éventuellement se glisser les OGM. Toutefois, on peut raisonnablement penser qu'un transformateur qui a choisi le créneau biologique et accepté toutes les contraintes que cela comporte recherchera, lorsqu'il ne les trouve pas en bio, des ingrédients de qualité et sans OGM.
Reste le problème environnemental : une culture bio peut être pollinisée par une culture d'OGM voisine... Un produit 100 % bio n'existe pas !
Même remarque de bon sens que pour les nitrates : moins on en introduit directement, moins on prend de risques. Le problème ici est qu'on ne peut plus aujourd'hui échapper complètement aux OGM. Au consommateur de se faire entendre !









